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Echos du terrain
Semaine de valorisation de la voie professionnelle : le recteur William Marois découvre les formations en chaudronnerie industrielle ou ascensoriste du lycée des métiers Gustave Eiffel à Varennes S/Seine
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A l’occasion de la semaine de valorisation de la voie professionnelle, le recteur William Marois s’est déplacé une journée dans notre département, le vendredi 28 janvier.
Accompagné de l’Inspecteur d’académie Jacques Marchal, du Délégué académique aux enseignements techniques (DAET) Joël Doudement et de son adjoint Bernard Larcher, il a consacré la matinée à la découverte du lycée des métiers Gustave Eiffel de Varennes-sur-Seine, dirigé par Mme Dervillé, proviseure.
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♦ Rapide présentation de la voie professionnelle dans le département |
 Après la 3eme, la « voie pro » propose aux jeunes des formations destinées à préparer un diplôme (CAP, bac pro…) et apprendre un métier, mais aussi à poursuivre leurs études vers un niveau supérieur. Elle permet en effet d'acquérir des connaissances, des compétences et des savoir-faire dans un domaine professionnel : dans ce but, une partie de la formation se déroule dans une établissement, en atelier, en laboratoire ou en salle informatique pour y apprendre les techniques et les gestes professionnels à l’aide d’outils et de matériels spécifiques ; le reste du temps (de durée variable selon les formations) se passe en entreprise pour se confronter à des situations professionnelles en conditions réelles et découvrir le fonctionnement d’une entreprise.Â
Tout sur la voie professionnelle : - sur le site du ministère                                                 - dans le kit du professeur principal de l’ONISEPÂ
En Seine et Marne, pour l’année 2010-2011, 13 686 élèves suivent une formation en voie professionnelle, dans 38 lycées publics sur 55 :            -  1 671 en CAP ( 985 en 1e année et 636 en 2nde année) ;            -  1 163 en BEP ( 607 en 1e année et 556 en 2nde année) ;            - 10 691 en bac pro ( 3 234 en 2nde, 4 528 en 1e et 1.929 en terminale)            -    161 en Mention complémentaire.
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 ♦ Le lycée des métiers Gustave Eiffel de Varennes-sur-Seine
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« Le label lycée des métiers qualifie certains établissements qui offrent une palette étendue de formations et de services, grâce notamment à un partenariat actif, tant avec le milieu économique qu'avec les collectivités territoriales, et en premier lieu la région. Il met en évidence la cohérence d'une offre de formation, la prise en compte des attentes des élèves et l'adaptation aux besoins des employeurs. Il constitue un indicateur d'excellence pour les voies technologique et professionnelle. Les critères qui permettent à un lycée d'obtenir ce label sont des éléments clefs pour faciliter l'insertion des jeunes dans le monde du travail. » (Eduscol)
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 Le lycée Gustave Eiffel (au nom fort bien choisi !) est un lycée des métiers des « structures métalliques et de la chaudronnerie ».
Il propose plusieurs filières de formation (voir son site) courtes et longues, de la sortie de 3e à la 2e année de BTS, à ses 305 élèves, - dont seulement 3 jeunes filles (en maintenance des motocycles, maintenance des matériels de jardin et électrotechnique). Il dispose d’un internat de 46 places.
« C’est un établissement agréable dans un cadre assez exceptionnel puisqu’il se trouve dans un parc de 5 hectares ! Les ateliers sont ainsi répartis dans l’espace disponible et l’on peut voir des arbres et des champs par les fenêtres car, bien que proche de Montereau - du lycée Flora Tristan en particulier - notre environnement est beaucoup plus bucolique qu’urbain, bien que nous soyons très proches de la gare, ce qui est important pour nos élèves. En général d’ailleurs, ils se sentent bien ici, dans des formations qui leur assurent toutes un métier. », présente Mme Dervillé.
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| ♦ La visite du recteur Marois dans les ateliers |
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Les visiteurs sont tout d’abord invités à découvrir la chaudronnerie industrielle, dans un immense atelier de 1000 m2 où se côtoient plusieurs types de formations (chaudronnerie mais aussi métallerie, serrurerie, soudure, etc…).Le bruit ambiant et le très grand nombre de machines sont dès l’abord impressionnants ! Et la visite détaillée est fort variée et intéressante. « Le jeune programme ici une machine de découpe plasma dont l’arc électrique génère une température de quelque 18000 degrés ! Grâce au logiciel dédié, il est possible de tirer toute les formes souhaitées d’une grande plaque d’acier. Nous disposons aussi de plusieurs machines mécaniques haut débit pour découpe les tôles avant leur mise en forme : un équipement acheté par la Région ou acquis dans le cadre de nos partenariats avec les entreprises, - et que certaines nous envient même lorsqu’elles nous rendent visite ! », explique le chef de travaux. « Nos élèves ont beaucoup de chances car ils apprennent sur des machines professionnelles modernes identiques ou très proches de celles qu’ils trouveront chez leur futur employeur. » Puis d’ajouter : « Et il est essentiel de dire qu’un chaudronnier trouve un emploi dès sa sortie de l’école, avec un très bon salaire. Il en manque 14 000 en France et la moyenne d’âge de la profession est de 57 ans alors que la demande est en expansion ! » Des technologies de pointe donc, qui côtoient des apprentissages plus artisanaux comme, en métallerie, la création de volutes à la forge, - des réalisations demandées par des particuliers ou des bâtiments classés qui veulent profiter d’un travail « à l’ancienne ».
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La plupart des exercices se font cependant en utilisant les machines. « Chaque élève réalise une pièce à partir de plans très détaillés qui décomposent les étapes du travail : il doit en usiner les différentes parties en respectant les cotes, les mettre en forme puis les assembler correctement pour aboutir à la pièce finale demandée. Le professeur est tout le temps là pour rectifier les erreurs, apporter des précisions et contrôler les différentes phases d’élaboration », explique un lycéen au recteur. « Notre rôle consiste en effet à développer l’autonomie des jeunes que nous formons, et ce dans un contexte industriel. Nous les mettons également rapidement en situation sur la charpente derrière nous : ils doivent y changer des éléments défaillants, c'est-à -dire prendre les cotes eux-mêmes, faire les pièces et réparer », confirme l’enseignant. « C’est une démarche essentielle afin qu’ils puissent, dès la fin de leur formation, être opérationnels en entreprise. »
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Plus loin, les box de soudage sont tous occupés par les 16 potences spécialement réalisées pour les Olympiades des Métiers à Paris : elles sont donc conçues de façon à proposer aux candidats l’ensemble des types et positions de soudure. C’est en effet le lycée Gustave Eiffel qui est en charge cette année des épreuves de soudage de ce concours international qui permet à des jeunes du monde entier de mesurer leur savoir-faire dans 48 métiers. Connues à l’étranger sous le nom de WorldSkills Competition, les Olympiades des métiers sont organisées tous les deux ans dans un pays différent. Leur 41e édition se déroulera à Londres du 5 au 10 octobre 2011. En France, les gagnants des sélections régionales, organisées dans 24 régions en 2010, vont s'affronter lors de la finale nationale, du 3 au 5 février à Paris ; et les finalistes intégreront l’équipe de France des métiers 2011. Une grosse responsabilité donc que d’être en charge d’une épreuve de cette compétition qui représente tout de même 750 candidats, 150 000 visiteurs, - et 400 bénévoles dont quelques-uns de Varennes-sur-Seine. .La visite de l’atelier s’achève enfin par l’espace ICTS (Intervenant Chaudronnerie Tuyauterie Soudage), une Mention complémentaire unique en France, que préparent cette année 11 jeunes très motivés (ils font 26 heures d’atelier par semaine !) venant même de Nouvelle-Calédonie et de Réunion, - que les entreprises viennent directement chercher à la fin de leur formation pour les centrales nucléaires ou les raffineries par exemple.
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Le recteur Marois est ensuite invité à découvrir plus rapidement quelques autres ateliers :
- la Mention complémentaire Ascensoriste, ouverte à la rentrée 2009, elle aussi très recherchée (photo de gauche) ;
- les 2ndes Maintenance des motocycles et Maintenance des matériels de parcs et jardins (photo de droite) ;
- l’atelier MEI (Maintenance des Equipements Industriels).
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Une visite fort convaincante donc, - qui sera complétée par une journée consacrée aux Partenariats avec les entreprises le 4 mars et les Portes ouvertes de l’établissement le samedi 5 mars de 9h à 16h, - occasion pour les parents et les collégiens de découvrir de visu l’ensemble de l’offre de formation du lycée Gustave Eiffel de Varennes. Et une semaine de promotion de la voie professionnelle afin que chaque élève puisse trouver son parcours de réussite.
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Mise à jour le Jeudi, 03 Février 2011 10:14 |
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