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Seine et Marne

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Sp?cificit?s

fleche-marronL'Education Nationale en Seine et Marne

Le 77 - Un département spécifique dans l'académie de Créteil

 

 

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? La Seine et Marne, moitié Est de l'Ile de France

S’étendant sur plus de 75 km de large et 110 km de long, la Seine et Marne représente 5 915 km2, - soit 49 % de la surface de la région Ile de France. Avec 1 294 762 habitants en 2009, elle a une densité est de 201,8 h/km2.

Le département comprend une préfecture (Melun) et 4 sous-préfectures (Meaux, Fontainebleau, Provins et Torcy - créée en 2005), 43 cantons pour un total de 514 communes.
Plus de 1800 km de cours d'eau le traversent et 20% de son territoire est constitué de forêts (en particulier le massif de Fontainebleau avec ses 12 millions de visiteurs par an).

L’ensemble de son réseau routier offre 480 km de routes ex-nationales, 4000 km de départementales et 320 km de voies rapides ou d'autoroutes (avec des déplacements d'Ouest en Est beaucoup plus aisés que du Nord au Sud) .

 


? Une tradition de ruralité


L’agriculture conserve, encore aujourd'hui, une place très importante : la Seine et Marne est le 3e département céréalier et le 6e département producteur de betteraves de France. Cette activité agricole représente 58 % du territoire pour plus de 3000 exploitations, où dominent des productions traditionnelles (blé, maïs, betteraves, oléagineux...).

L’on observe cependant un phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins aujourd'hui) et de réduction du nombre d'agriculteurs (environ 30% depuis dix ans). L'urbanisation, le développement d'infrastructures routières et ferroviaires ou l'extension des carrières sont en effet de grands consommateurs d'espace.

 


? Mais un département toujours en mutation


Cependant, si le contraste reste encore important entre l’Est - rural - et l’Ouest - qui borde des départements urbanisés difficiles (93, 94, 91) -, le département connaît depuis plusieurs années des mutations profondes, tant dans son territoire que dans sa population.

Le réseau routier et autoroutier (A4, A5, A6, N104), la convergence des lignes T.G.V., la proximité des aéroports de Roissy et d’Orly, la présence du pôle économique associé, les deux villes nouvelles de Marne la Vallée et Sénart ou les parcs de loisirs de Disneyland Resort, ont contribué à lui apporter un dynamisme économique qui en fait, encore aujourd’hui, la principale zone de développement de la région parisienne.

Les principaux secteurs d'activité économique sont les services (50% des emplois), les commerces (22%), l'industrie (20%) et la logistique ( plus de 7% et une progression rapide).
Les jeunes de moins de 20 ans représentent plus d'1/3 des habitants, contre 1/4 en Ile-de-France et moins de 1/5ème à Paris : c'est donc le département le plus jeune d'Ile de France et celui qui connaît la plus forte croissance démographique.



? Des spécificités importantes

 

Appréhender la réalité de la Seine et Marne d'aujourd'hui nécessite donc de prendre en compte non seulement l’étendue de son territoire et sa dominante rurale mais aussi cette dynamique économique - donc démographique - et l’hétérogénéité de la population qui en résulte, dans des habitats très différenciés : urbain ancien, villes nouvelles stabilisées, villes nouvelles en cours de développement, banlieues de relégation, banlieues résidentielles, espaces intermédiaires, rural authentique, espaces de rurbanisation.

En effet, la volonté de rééquilibrage du développement de la région parisienne des trente dernières années a conduit tout d’abord à une urbanisation rapide de la moitié ouest du département (création des 2 agglomérations nouvelles de Marne la Vallée et Sénart) puis, plus étonnamment, à une « rurbanisation » de sa partie la plus rurale.


La population scolaire en a été profondément modifiée :

- son intégration dans les villes et les villages apparaît très inégale, voire problématique ;

- de nouvelles demandes émergent vis-à-vis de l’école (scolarisation précoce, rejet des classes multi niveaux et plus généralement de la culture « école rurale », consommation d’activités et demande d’intervenants, modification du rapport à l’école et aux enseignants …) ;

- des besoins nouveaux s’affirment : garderies et restauration scolaire, population scolaire connaissant des difficultés d‘adaptation à son nouveau milieu de vie, conflits d’intégration au sein des villages, élèves connaissant des troubles du comportement ou d’autres besoins spécifiques alors que les structures de prise en charge se révèlent sous dimensionnées et essentiellement implantées dans les villes.

 - Bon nombre de ces enfants arrivant "tout faits" et déménageant souvent, les prévisions de carte scolaire sont très difficiles et nécessitent de nombreux ajustements jusqu'au jour de rentrée afin de coller au plus près de la réalité.

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 Parallèlement, les contraintes géographiques restent très fortes : la dispersion du réseau scolaire due à l'étendue du département et au repeuplement des parties rurales induit :
- une dépendance totale des réseaux de transports scolaires (72% des élèves du 2nd degré utilisent des transports pour rejoindre leur établissement chaque jour), - avec la complexité du STIFF et le coût très élevé pour le Département ;

- des difficultés de transport vers les formations performantes souvent éloignées des secteurs ruraux de l’est : ainsi, le retard de l'accès d'une classe d'âge au baccalauréat que connaissait la Seine et Marne a été comblé mais le retard s'est reporté sur l'accès à l'enseignement supérieur, - malgré le développement du pôle universitaire de Marne la Vallée, dont l’importance et les offres ne cessent de s'accroître ;
 - des contraintes de déplacement particulièrement lourdes également pour les personnels résidant loin de leur lieu de travail et pour la formation continue (distances importantes et circulation fortement paralysée à certaines heures sur les axes les plus importants : A4-A6-N104-A104-N4...).
  
Bref un département très contrasté, où les écoles et les établissements du 2nd degré ont des caractéristiques très variées.